Copyright 2012

TROIS VIES (2013)

Projection vidéo sur peinture à l'huile

D’une peinture abstraite émerge le visage d’une fille qui se regarde. Elle vient de se maquiller et constate le résultat. Par instants et par endroits la peinture et la projection vidéo convergent en un halo lumineux et poudreux qui incarne autant l’éclat de la beauté artificielle que le regard d’un spectateur, ou de l’appareil enregistreur. Les vidéos sont des fragments de tutorial-make up trouvés sur le web. Le son a été coupé. On peut voir ces filles sourire, cligner des yeux, faire la moue. Tout comme la peinture est réalisée avec l’ingrédient « hasard » ces images en mouvements sont trouvées au hasard des propositions anonymes livrées à internet. Ce sont de fébriles manifestations du vivant lors du rituel d’embellissement.

Le titre de cette série est repris du livre de Gertrude Stein Three Lives. Sur la 4ème de couverture de son édition française chez Gallimard en 1954, il est écrit : Jamais les héroïnes ne sont jugées, elles meurent toutes trois d’une maladie mystérieuse : celle de ne pas avoir été vraiment vivantes.

THREE LIVES (2013)

Video projection on oil painting

On an abstract painting emerges the face of a girl who gazes at herself. She just put on some makeup and looks at the results. At certain moments and places the painting and the video projection converge into a bright and dusty halo that embodies at the same time the brightness of the artificial beauty, the eye of a spectator, or the eye of the recording device. The videos are fragments of make-up tutorials found on the web. The sound has been cut. You can see these girls smile, blink, pout. Just like the painting is done using 'chance' as an ingredient these moving images are random anonymous propositions found in the internet. These are inflamed manifestations of life as enacted through these mises en scène of beauty rituals.

The title of the series is taken from Gertrude Stein's book Three Lives. On the back cover of the French 1954 edition by Gallimard, it is written: The heroines are never judged, all three die from a mysterious disease: that of not being really alive.

GLANZ-1 from sandrine Morgante on Vimeo.